CHATITRE XIII : << Convictions. >>

CHATITRE XIII : << Convictions. >>







Sur un air de :




Leatitia Sheriff : << Hullabaloo >>


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______Elle nous emmène dans un coin reculé qui ressemble plus à une grange qu'a un atelier. Pourtant, là, entre deux bottes de foins est entreposée une moto que n'importe qui, même le plus ignorant du monde pourrait voir qu'elle est unique !

______- Tenez, r'gardez ça. Mon mari –Marco je suppose- l'avais commencé y'a 5 ans. Paix à son âme. Enfin bref... Un vrai bolide qu'il me disait. Faudrait juste lui mettre 2 ou 3 gouttes d'huile et elle sera comme neuve !
______- Combien nous la vendriez-vous ?
______- Ah ça, ma petite dame... ce genre de chose n'a pas de prix et mon feu Marco –haha, j'avais raison- m'en voudrait s'il me voyait faire ça de là où il est !

______Elle marque une pause. Je sens bien qu'elle n'a pas terminé mais, pour le moment, son discours n'a pas vraiment de sens logique.

______- C'est pour ça que je vous l'offre.
______- D'égale à égale ? Ai-je demandé, un peu sur la défensive !
______- Oui, exactement. Je pourrais me servir de l'autre en pièce détachées. Mais, pour celle là, il faudrait la conduire un peu avant, parce que, mon Marco, il faisait des motos pas comme les autres et j'aurais surement quelques conseils à vous donner.

______Elle huile donc les mécanismes et nous partons faire un tour. C'est déjà dure de s'accrocher sur un deux roue conventionnel avec Kym en pilote, alors, sur ce truc, qui dépasse toutes les limites quelles qu'elles soient... Nous faisons plusieurs fois le tour du hangar avant de partie sur les petites routes avoisinantes. Kym accélère du mieux qu'elle peut et teste sans cesse le véhicule en dérapant ou en prenant les dos d'ânes à une vitesse pas concevable. Le moment venu, nous faisons demi-tour et nous dirigeons vers le garage. Nous arrivons dans la partie arrière de celui-ci quand Kym change de comportement. Elle a pressentie quelque chose. Elle devient méfiante et ralentit notre vitesse. Je ne tarde pas à comprendre lorsque nous entendons des portières se claquer de l'autre côté du bâtiment. La vois de la femme qui nous à accueillie résonne dans les parages.

______- Je peux vous aider messieurs ?
______- C'est bien possible. Auriez vu passer deux jeunes femmes à moto.

______Cette voix... C'est celui qui a donné l'ordre de tuer mes parents ! Aucun doute là-dessus. Alors je m'apprête à descendre mais Kym m'en empêche.

______- Ne bouge pas. Ils savent que nous sommes là, mais on va voir comment tournent les choses.
______- Mais, c'est lui qui...
______- Je sais ! Il s'appelle Léon. Mais je te conseil de ne pas l'approcher. Ce n'est pas un enfant de c½ur et s'il en a l'envie, il n'hésitera pas une seconde à violer les règles pour te tuer.

______Je me calme et attends, comme elle me l'a demandé. Pourtant, l'envie d'aller m'expliquer avec lui ne me manque pas, mais ce serait idiot et puéril.

______- Je suis navrée que vous vous soyez déplacé pour rien mais je n'ai vu passer personne depuis des lustres.
______- Vous en êtes certaine ? La première à les cheveux rouges flamboyant et l'autre les a blancs.
______- Je ne me répèterais pas deux fois messieurs. Alors, je vous prierez de bien vouloir partir maintenant. Vous m'empêchez de travailler correctement.
______- Si vous dites la vérité, vous n'êtes d'aucune utilité. On aurait pu s'arranger vous savez ! Dan, fais-nous un nettoyage.

______Alors qu'elle était en pleine concentration, je vois soudainement Kym se réveiller.

______- Dan, dit elle dans un chuchotement à peine audible.

______Ses yeux sont écarquillés et sa bouche est restée ouverte. Sans que je ne sache pourquoi, elle se tourne face à moi, m'entour de ses bras fins et plaque ma tête sur son épaule. Puis elle me serre tout contre elle. Je ne lutte pas, sentant l'évènement qui ne tarde pas à arriver. En un éclair, un coup de feu, suivit d'un long moment de silence et enfin, un nouveau bruit, sourd et en deux temps.
Celui d'un corps qui tombe à terre.



Je vous montrerais un autre rêve la prochaine nuit...




# Posté le samedi 19 juillet 2008 13:35

Modifié le dimanche 10 août 2008 11:11

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Avis à la population : ____________
Je comptabilise toutes les notes pour faire la moyenne. ____
Mais ceux qui en mettent de mauvaise, ____
Ayez au moins le courage d'assumer ____
Et dites ce que vous reprocher. ____
Toutes les critiques sont bonnes à prendre, ____
Même les plus acidulées ou arnieuses !____

# Posté le mardi 29 juillet 2008 07:08

Modifié le mercredi 20 août 2008 12:11

CHATITRE XIV : << Effet papillon. >>

CHATITRE XIV : << Effet papillon. >>







Sur un air de :




Lily Allen : << Littlest Things >>


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______C'est comme si je pouvais voir la poussière s'envoler au moment de l'impact. Kym me chuchote quelque chose à l'oreille. Alors je rassemble toute mon attention sur elle. Elle m'explique que pour partir, on doit passer devant eux. Mais qu'avec cette moto ils ne pourront pas nous rattraper. Elle continue et me demande de ne regarder que droit devant. De ne pas le regarder. Elle utilise « le » pour parler du corps inerte resté de l'autre côté. Mais, malgré ça, ses paroles m'apaisent tout de même. Seulement, quand nous reprenons nos esprits, nous nous rendons vite compte que nos plans semblent sérieusement compromis. Léon et sa bande nous ont encerclés. Ce dernier applaudi.

______- Que c'est touchant. Ca ressemble à ce qu'on appelle une famille. Plutôt réduite, mais famille quand même.
______- Léon, espèce de...
______- J'avoue Kym, que je te dois une fière chandelle. Merci. Tu as très bien fait ton boulot. Nous la servir, comme ça, sur un plateau d'argent. Trop aimable !

______Je me colle à son dos et resserre mon étreinte pour lui faire comprendre que j'ai confiance en elle, quoi qu'il dise. Je tourne la tête en direction dudit Léon mais mon regard se pose sur un jeune homme qui me rappelle vaguement quelque chose. Ses cheveux sont entre le brun et le violet, ses yeux sont bleus et perçant. Il me fixe aussi. Contrairement à ce qu'il devrait ce passé, notre échange est sans haine, plutôt du domaine de la curiosité. Sans m'en apercevoir, je souris, tout bêtement. Il me le renvoi. Le sien n'est pas très chaleureux. Mais le geste ne compte pas pour rien. Et puis, soudainement, Kym démarre, son pied quitte le sol et nous commençons à rouler.

______- Dan, tus la première !

______Alors c'est comme ça qu'il s'appelle ? Son visage redevient froid et brut. Il sort son arme et vise la conductrice. Mais aucune balle ne sort. L'autre a beau s'égosiller, lui crier que c'est un ordre, Dan ne tire pas. Il me regarde et ses yeux pétillent. Il nous laisse nous échapper. Léon n'en restera pas là avec lui mais je sens que, depuis le début, un lien nous unissait. Quelque chose de fusionnel. Les minutes d'effilaient devant mes yeux tandis que nous roulions de nouveau au milieu des véhicules et son visage s'effaçait déjà de mes souvenirs. Ses traits devenaient flous, ses actes ambiguë. Durant les quelques instants où le moteur nous permettez de nous entendre, je posais des questions à son sujet.

______- Vous aviez l'air de vous connaitre.
______- Oui.
______- Comment ?
______- Nous avons grandis ensemble.
______- Vous étiez amis ?

______Elle acquiesce.

______- Pourquoi n'est-il pas parti avec toi alors ?

______Sa réponse se fait attendre.

______- Je ne sais pas. Nous avions surement deux façons différentes de voir les choses.
______- Mais il nous a laissées nous enfuir.

______Elle ne dit rien. Son regard ne dévie pas de la route. Enfin, c'est ce que je m'imagine, parce que derrière elle, je ne voie que sa tête, mais elle ne bouge pas.

______- Dis-moi Kym, vous vous entendiez comment ?
______- C'est fini cet interrogatoire ?

______Je rougie. Le reste du trajet se passe sans un mot, jusqu'à ce que nous fassions halte dans une station essence. Pendant que Kym fait le plein, je me surprends à le chercher au milieu de la foule qui s'accumule à l'intérieur du bâtiment, au milieu des sandwiches, des distributeurs automatique et des étagères de chewing-gum. Je pense même aux circonstances de notre éventuelle prochaine rencontre. Qu'est-ce que je m'imagine ? Que l'on se retrouverait, au milieu de tous ses gens, comme si rien ne s'était jamais arrivé. De temps en temps, il m'arrive de penser à ce que serais mon existence s'il n'y avait pas eu tout ça. Si tout ceci n'avais était qu'un mauvais rêve. Si ma vie ne se résumait encore qu'à sortir avec mes amis, écouter de la musique et défier mes parents. Le simple fait de revoir leur image me fit recouvrer la raison.



Je vous montrerez un autre rêve la prochaine nuit...




# Posté le mardi 29 juillet 2008 07:22

Modifié le dimanche 10 août 2008 11:01

CHATITRE XV : << Soit je vais meurs... >>

CHATITRE XV : << Soit je vais meurs...  >>





Sur un air de :




Tokio Hotel : << Ich bin da >>


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______- Jack, qu'est-ce que tu fous ?
______Je me tourne vers Kym qui est de nouveau à califourchon sur la moto, prête à partir. Même comme ça, dans cette situation, même quand elle dissimule sa queue et ses oreilles, même quand elle paye le carburant un peu plus tard, alors qu'elle adresse un remerciement chaleureux à la caissière dans la cabine –qui n'en fait pas autant-, elle ne parait pas être de cet univers. C'est le mien... Du moins, c'était... ça aurait du être, ça ne sera plus jamais... Parce que, doucement, je me sens glisser dans son monde à elle, rempli de laboratoires, de personnes malhonnêtes et de meurtres. A moins que cela ne soit déjà fait. N'ai-je aucune chance de retrouver ma vie d'avant ? Ou même de faire semblant ?

______- Kym, apprends moi à me battre !

______Mes mots s'étaient échappé avant même que l'idée ne me vienne. Mais, à y regarder de plus près, ça ne pouvais qu'être une bonne idée.

______- Hors de questions !

______Ma suggestion l'avait tellement surprise qu'elle donna un violant coups de frein. Nous étions presque à l'arrête derrière plusieurs voitures, attendant de rejoindre l'autoroute, alors ça n'avait pas grande importance. Mais du coup, après avoir vu sa réaction, sa réponse ne me fit ni chaud ni froid. Et je préparais déjà mes arguments.
Que la négociation commence !

______- Si tu me donnes des leçons, je pourrais me défendre toute seule, plus besoin de te préoccuper de moi et donc, plus l'angoisse de n'être qu'une charge pour moi !

______Je la joue culpabilité, mais ça ne prend pas.

______- Ca prendrait trop de temps avant que tu ne sois capable de rejeter l'ennemi correctement.
______- J'apprends vite et je serais une bonne élève !
______- Une fois en France, nous serons à l'abri, et, par conséquent, pas besoin de savoir tout ça !

______Les véhicules devant nous ne bougent toujours pas. Je la voie balayer les alentours du regard, l'air anxieuse. Je dois faire tourner de ce laps de temps et de cette incertitude à mon avantage.

______- Imagine une seconde qu'ils arrivent tous autour de nous, là, maintenant, tout de suite Dan ne sera peut-être pas en mesure de nous « aider » à chaque fois. Tu ne pourrais pas nous défendre toutes les deux en même temps.

______Ca à l'air de faire son effet. Elle semble réfléchir, regarde la file de voiture et finit par me demander quand je veux commencer. Je ne peux m'empêcher d'afficher un large sourire. J'ai gagné, même si je pensais en avoir encore pour un moment.

______- Maintenant, ai-je proposé, enthousiaste.

______Elle se tourne un peu et me regarde, du coin de l'½il. Sa mine est résignée. Le trafic se libère quelque peu et nous accédons enfin à l'autoroute. Cela permet de nous rendre compte à quelle point cette partie était bloquée. En seulement quelques minutes, la voie avait été immobilisée et certains avaient même coupés leur moteur. Nous passons en zigzag au milieu des voitures à l'arrêt avant de prendre de la vitesse. Kym frêne un peu pour passer de justesse entre deux véhicules. Les conducteurs furieux nous incendie et nous envoie leurs meilleurs jurons. Je suis d'autant plus pressée de quitter ce cahot. Derrière une colline, le long de la route, nous apercevons une centrale pétrolière inactive. Je vois bien vite qu'elle est enfaite, complètement désaffectée. Les structures en fer rouilles et subissent les intempéries depuis un moment déjà. Alors que j'essaye d'estimer depuis quand, Kym veut me dire quelque chose.

______- Ton choix est définitif ?
______- Oui !
______- Je n'ai aucune chance de t'en dissuader ?

______Ca m'inquiète. Pourquoi fait-elle toute une histoire pour ça. J'essaye de ne pas faire ressentir l'infime peur qui me ronge mais ma voix déraille.

______- Viens-en au but !

# Posté le dimanche 10 août 2008 10:58

CHATITRE XVI : << ...Soit je vais mieux. >>

CHATITRE XVI : <<  ...Soit je vais mieux. >>




Sur un air de :




Cooldplay : << Trouble >>


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______- Une fois l'entrainement commencé, tu ne pourras plus reculer. Je ne veux pas risquer de perdre du temps pour que tu abandonnes au milieu. Et je te préviens que mes méthodes ne son pas conventionnelles. Tu devras suivre à la lettre et sans pleurnicher. Alors ?


______Silence. Je ne sais vraiment pas à quoi m'attendre alors je doute. C'est humain. Et Kym l'a bien remarqué. Mais je ne vais pas me laisser démonter aussi facilement.

______- Je prends ton silence pour...
______- C'est d'accord !
______- Quoi ?!

______Visiblement, elle ne s'attend pas à ça de ma part. Héhé... Tu me connais mal Kym

______- J'ai dit que c'était d'accord.

______Sa bouche reste ouverte et sa queue vient me chatouiller le visage.

______- OK, c'est partie alors.

______Sans crier garde, elle passe perpendiculairement devant une ou deux voitures à l'arrêt et rejoint la chaussé. Elle continue tout droit vers l'usine abandonnée au milieu du sable et des cailloux. Au centre, une énorme tige de plusieurs mètres de haut donne l'impression qu'elle peut percer le sol à tout moment. De chaque coté, des entrepôts, les uns derrière les autres, comme une fille indienne. Nous approchons à grande vitesse de l'un d'entre eux. Maintenant, nous ne distinguons plus la route. Nous passons de l'autre côté de la colline et disparaissons avec elle. Eloignées de tout et de tous, c'est ce que nous sommes, complètement seules au monde, c'est ce que nous seront dans peu de temps.
______Une fois arrivées à proximité de l'entrepôt, Kym coupe le moteur et pose le pied à terre. Je l'imite avant de descendre de la moto. Elle retire comme moi son casque et secoue frénétiquement la tête. Ses oreilles reprennent les formes d'origine. Visiblement, elles soufflent de la pression du casque. Nous faisons le tour du bâtiment et à deux, réussissons à ouvrir l'énorme porte coulissante. Elle passe devant la paroi métallique en un grondement de tonnerre. Nous entrons à l'intérieur après avoir constaté que c'est bien abandonné. Kym pose la moto contre un des murs en fer et la recouvre d'une bâche qui traine là. J'examine l'étendue de la surface. Je n'en vois pas jusqu'au bout, plongé dans le noir. Mis à part la porte d'entrée restée ouverte, il n'y a aucune lumière et la moitié de l'entrepôt est donc dans la pénombre. Et ce n'est pas pour me rassurer.
______Dans ma contemplation, je n'ai pas entendue Kym arriver par derrière. Elle passe un bras sous ma gorge et me tire sèchement vers elle. Mon dos ce cambre et toutes mes vertèbres craquent. Ce n'ai pas douloureux, juste étrange comme sensation. En revanche, mes mains essayent sans espoir de desserrer l'emprise qu'elle a sur mon cou. Rien n'y fait, elle m'étrangle de plus en plus. Puis, la libération, ma libération, celle de ma gorge. Mais un coup de pied dans les reins vient perturber mon équilibre déjà fragile. J'atterris sur les paumes et je sens des graviers me rentrer dans la chaire. Je remplis mes poumons d'air. Pas la meilleure chose à faire. Ma gorge brule et l'impression d'un couteau dans le c½ur m'empêche de respirer comme je veux. Je me bloque 5 secondes et relâche tous mes muscles avant de retenter l'opération. La brulure est toujours présente mais mon c½ur à cessé de me faire des siennes, remplacé par une quinte de toux incontrôlable qui déloge mes boyaux et m'arrache les amygdales. Je crache. Je tousse. Je renifle. Et puis, tout se stabilise. Ma respiration est devenue régulière et j'arrive à me lever sans déclencher un nouveau problème. Le calvaire est terminé. C'est dingue ce que peut faire une simple pression sur la glotte.
______Je me tourne comme une furie vers mon agresseur. Mais, surprise... Elle n'est plus derrière moi. Je la trouve adossée à un mur, la moitié du visage dans la pénombre, l'autre éclairée de la vive lumière extérieur. Ses bras sont croisés sur sa poitrine, son dos est plaqué contre le métal froid et une de ses jambes s'est pliée jusqu'à arriver au niveau de son autre genou. Enfin, sa tête est penchée en avant et ses yeux sont fermés.

______- Qu'est-ce qui t'as prit ? T'es devenue folle ma parole ?

______Ma voie est encore obstruée par un chat féroce dans la gorge. J'en racle le fond en attendant sa réponse.



Je vous montrerais un autre rêve la prochaine nuit...




# Posté le dimanche 10 août 2008 11:10