<< Wake me up when september ends >>
______- Ca va chérie, ne t'inquiète pas. Tout se passera bien.
______- J'en suis pas si sure Maman.
______- Ne doute pas. Il faut que tu te fasses confiance et tout ira pour le mieux.
Son sourire si réconfortant habituellement est tordu par la douleur.
______- Mais, regarde- toi, tu...
______- Jack ! Arrêtes, c'est bon je t'ai dis, OK ?
Je me retourne et prend mes jambes entre mes bras. Ma tête se pose sur mes genoux et mes yeux se ferment d'eux même.
______- Excuse moi de m'inquiéter pour toi, Dis-je avec une vois méprisante et méprisable.
______- Tu ne dois plus faire attention aux autres. Encore moins leur faire confiance. Même les amis que tu as eu jusque là peuvent se révéler être tes ennemis et te trahir.
______- Tu dis ça comme s'ils étaient nombreux.
Ma provocation échoue, elle ne relève pas et continue.
______- Les Hommes sont prêts à tout pour accéder au pouvoir. C'est pourquoi tu ne dois jamais regarder derrière toi. Ta liberté n'a pas de prix. Pas même une autre vie humaine. Compris ?
______Je hoche la tête en signe d'approbation. Que m'arrive-t-il ? Je n'en ai vraiment aucune idée. Ma mère se fait tirer dessus et me parle de la valeur de ma vie pendant que mon père cache des chargeurs dans sa boite à gants et conduit à 200 sur l'autoroute. Ah, et j'oubliais, ils ne sont pas mes vrais parents. Oui, parce que je ne suis pas née « normalement ». J'ai été créée par je ne sais quelle organisation tordue qui me destinais à devenir une machine à tuer et qui me poursuit depuis ce matin. Nous somme au milieu du mois de Juillet. En septembre je ferrais ma rentrée dans un nouveau lycée. Enfin, si je suis toujours en vie d'ici là. On doit approcher des 9 heures car le ciel s'assombrit et le soleil disparait petit à petit.
______Mon père rentre dans la voiture. Je regarde par la fenêtre et vois qu'il a libéré un passage entre les arbres et les fougères. Il y engage la voiture et nous roulons sur graviers et bouts de bois durant un quart d'heure encore. Il n'a pas l'air de s'inquiéter pour sa femme dont l'épaule est transpercée mais s'assure plutôt de mon état. A part deux-trois égratignures, non, je n'ai rien.
______Nous arrivons dans une petite vallée, entre deux collines. Sur une de ces bosses qu'a formée la nature, est dressée une petite maison aux faux aires de chalet en bois. Les oiseaux chantent, l'air y est frai, pur et les alentours semblent paisibles. Un petit coin de paradis en somme. Mais pas le temps de s'attendrir. Je suppose que nous n'y resterons pas longtemps.

